L’âge de consentement
La Fédération canadienne pour la santé sexuelle appuie l’âge de consentement et les dispositions de la loi actuelle en la matière, qui protègent les jeunes contre l’exploitation sexuelle.
La Fédération canadienne pour la santé sexuelle n’est pas en faveur d’une augmentation de l’âge de consentement à l’activité sexuelle, de 14 ans à 16 ans, car rien ne démontre que cette restriction accrue des droits individuels augmenterait la protection des jeunes contre l’exploitation sexuelle ou aurait d’autre bienfait suffisamment important pour justifier l’intrusion dans la vie privée et l’activité consensuelle. En contrepartie, le spectre de sanction pénale et de divulgation à une tierce partie pourrait dissuader sérieusement des jeunes d’avoir recours à des services préventifs et thérapeutiques et à d’autres formes d’assistance et d’information.
La Fédération canadienne pour la santé sexuelle est d’avis que l’âge de consentement devrait être universel, sans égard au sexe de la personne ou au type d’activité sexuelle. Les lois actuelles établissent des distinctions discriminatoires entre divers types d’activité sexuelle, qui sont injustifiées au regard de la santé ou d’autres motifs objectifs. De plus, la distinction est un obstacle à une éducation complète sur la santé sexuelle.
La Fédération canadienne pour la santé sexuelle considère que, sans égard à l’âge de la personne, le consentement devrait toujours être éclairé par une connaissance adéquate des faits. La FCSS est d’avis que le meilleur moyen de protéger et de soutenir les jeunes est d’assurer qu’ils aient accès à une éducation exacte, complète, en temps opportun et sans préjugés, à l’éducation sur la santé sexuelle et à des services qui les informent de leurs droits et des options qui s’offrent à eux, ainsi que des risques et bienfaits de l’activité sexuelle.
Révisé le 5 novembre 2007 KD

