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Les femmes et le VIH

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Les femmes qui sont séropositives au VIH peuvent avoir les symptômes suivants :
  • infections à levure persistantes
  • infections vaginales persistantes
  • irrégularité des menstruations
  • virus de l’herpès simplex grave
  • maladie pelvienne inflammatoire chronique (MPI)
  • papillomavirus (ou virus du papillome humain [VPH]) pouvant causer des verrues génitales ou le cancer du col de l’utérus.
La biologie et les liquides corporels
Les hommes et les femmes ont une anatomie différente; donc leur corps répond souvent de manière différente aux mêmes maladies ou infections. Par exemple, pendant des relations sexuelles vaginales, toute chose étant égale par ailleurs, la femme peut avoir un risque plus grand de contracter le VIH. Le taux de transmission du VIH des hommes aux femmes est de 2 à 4 fois plus grand que le taux de transmission des femmes aux hommes. Voici pourquoi :
  • La mince membrane dans le vagin et le col de l’utérus, appelée muqueuse, offre une plus grande surface pour l’entrée du VIH. Chez l’homme, la surface correspondante (l’entrée de l’urètre ou la délicate peau sous le prépuce) est plus petite.
  • Le sperme contient une plus forte concentration de VIH que les sécrétions du vagin.
  • Le sperme reste dans le vagin; contrairement à l’homme, la femme ne peut pas éliminer les liquides organiques entrés dans son corps, après la relation sexuelle.
  • Les jeunes femmes ont moins de sécrétions vaginales que les femmes matures. Le vagin est ainsi plus « sec », donc il y a plus de friction pendant la pénétration et cela peut provoquer plus facilement une déchirure de la membrane du vagin. Alors, le VIH peut facilement entrer dans le système sanguin de la femme, par ces petites lésions.
  • Des changements corporels qui se produisent avec l’âge (en particulier chez les femmes après la ménopause), comme la diminution de la lubrification vaginale et l’amincissement de la paroi interne du vagin, peuvent augmenter le risque de contracter le VIH. En effet, si le vagin est plus « sec », il y a plus de friction qui peut causer des déchirures dans le vagin et offrir un point d’entrée au VIH.
Autres facteurs de risque devant le VIH, pour la femme
Divers facteurs économiques, sociaux et culturels peuvent augmenter le risque de VIH pour une femme. L’inégalité dans les relations femme-homme, la discrimination, la violence sexuelle, la pauvreté, le manque d’estime de soi de même que l’usage de drogue ou d’alcool peuvent conduire à des comportements ou des situations qui sont associés à des taux élevés de VIH parmi les femmes. De plus, le manque d’attention aux questions touchant les femmes, dans les programmes de recherche, augmente leur risque de contracter le VIH.
L’accès aux ressources
  • Plusieurs femmes n’ont pas accès à des ressources; notamment les femmes autochtones, les utilisatrices de drogue par injection et les détenues. Il est fréquent qu’elles ne reçoivent pas l’éducation, les traitements ou les services adéquats.
  • Les femmes qui vivent en milieu rural ou éloigné peuvent ne pas avoir autant d’accès à des services préventifs et cliniques que les femmes de régions plus urbanisées.
  • Les femmes qui vivent dans la rue ou qui pratiquent le commerce du sexe peuvent avoir des relations sexuelles à un jeune âge, ou avoir de multiples partenaires, pour gagner de l’argent et payer leur logement et leur nourriture ou satisfaire à d’autres besoins de base.
  • Le VIH affecte de façon disproportionnée les femmes qui vivent dans la pauvreté. La lutte quotidienne pour survivre peut les pousser à des activités qui les exposent à des risques élevés de contracter le VIH.
La violence et l’agression sexuelle
D’après le rapport La santé sexuelle au Canada : données de base 2007, les données disponibles indiquent que la moitié des femmes, au Canada, rencontrent au moins un incident qui implique de la violence physique ou sexuelle, dans leur vie. L’activité sexuelle forcée peut entraîner une grossesse non voulue, et des infections transmissibles sexuellement (ITS). Ce n’est jamais votre faute si vous êtes agressée sexuellement.
Des facteurs socioculturels
  • Pour certaines femmes, le statut social est un élément qui entre en jeu dans la grossesse et la maternité. Les relations sexuelles protégées ou les moyens de contraception ne sont pas nécessairement le choix de ces femmes.
  • Pour certains hommes, le fait d’avoir plusieurs partenaires sexuelles fait partie intégrante du statut d’homme. Ainsi, le risque qu’a la femme de contracter le VIH ou d’autres ITS peut être augmenté par des décisions et comportements de son partenaire.
  • Certains hommes qui ont une relation avec une seule femme ont, en parallèle, des relations sexuelles avec des hommes. Ceci peut comporter un risque de VIH et d’autres ITS pour la femme si elle ignore que son partenaire a d’autres activités sexuelles.
  • La mutilation d’organes génitaux de la femme peut augmenter son risque de contracter le VIH. Toute blessure ouverte offre un point d’entrée au virus.
  • Les femmes qui veulent utiliser le condom et qui insistent pour cela sont parfois considérées comme ayant des mœurs légères; certaines femmes peuvent hésiter à suggérer l’utilisation d’un condom, à cause de ce préjugé.
  • Il arrive que des lesbiennes ou des femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes croient qu’elles n’ont pas de risque de contracter le VIH et d’autres ITS; cependant, cela est faux. Une femme peut contracter d’une autre femme le VIH ou une ITS, si celle-ci en est atteinte.
  • Malgré certains mythes et stéréotypes répandus, des femmes d’un certain âge, voire âgées, sont sexuellement actives et certaines s’injectent de la drogue. Certaines personnes âgées sont moins susceptibles d’utiliser régulièrement le condom, dans leurs rapports sexuels, à cause d’idées associées à leur génération, ou d’un manque de familiarité avec les moyens de prévention des ITS et du VIH, ou parce que la prévention de la grossesse n’est plus nécessaire après la ménopause.
Au Canada, de nos jours, plus d’un quart des nouveaux cas de VIH concernent des femmes1. Les jeunes femmes, en particulier, sont affectées de manière disproportionnée par le VIH2. La majorité des femmes séropositives ont contracté le VIH lors de rapports sexuels avec un homme3.

1D’après l’agence de la santé publique du Canada, Tableau 2006c
2D’après l’agence de la santé publique du Canada, Tableau 2006b
3D’après l’agence de la santé publique du Canada, Tableau 2006c

Révisé le 25 juillet 2008

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